Kenya - Pompage solaire pour améliorer l’accès à l’eau et à l’hygiène des ménages et d’une école d’un village isolé

Description : Pompage solaire pour améliorer l’accès à l’eau et à l’hygiène des ménages et d’une école d’un village isolé
  • Localisation : Kenya
  • ONG partenaire : ACTED
  • Dates : 2018 - 2019
  • Statut du projet : En cours
  • Engagement financier: 30 000 €
  • Projet sélectionné
  • Étude de faisabilité
  • Installation
  • Monitoring
  • Étude d'impact

Présentation de l’ONG

ACTED

Fondée en 1993, ACTED est une organisation internationale non gouvernementale dont le siège est à Paris, en France. Les équipes d’ACTED sont présentes dans 37 pays, touchant plus de 11 millions de personnes.
La mission d’ACTED est de sauver des vies et de répondre aux besoins essentiels des populations dans les zones les plus difficiles d’accès. ACTED développe et met en œuvre des programmes à destination des populations les plus vulnérables qui souffrent de violences, des conflits, de catastrophes naturelles ou d’une situation de pauvreté endémique. L’approche d’ACTED dépasse la réponse d’urgence, avec un engagement dans le développement durable et l’accès des communautés aux moyens de subsistance.
ACTED répond aux besoins humanitaires des populations dans les situations de crise et au respect de leur dignité, tout en favorisant et mettant en œuvre des opportunités pour un développement durable, en investissant dans les potentiels de l’Homme. ACTED s’engage à répondre aux urgences et à développer la résilience face aux situations de crise, à co-construire une gouvernance effective, et à promouvoir une croissance inclusive et durable.
L’engagement d’ACTED est guidé par 4 valeurs fondamentales : «Responsabilité – Impact – Esprit d’entreprise – Inspiration».

Le contexte du projet

ACTED est présent au Kenya depuis 2009, suite aux élections de 2007/08. ACTED soutient les populations touchées par la sécheresse à travers différents programmes : Sécurité alimentaire (programmes de transferts monétaires), «WASH» (terme qui couvre collectivement les questions relatives à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène), Réduction des risques de catastrophes gérés par la communauté et le renforcement des systèmes d’alerte précoce dans les Zones Arides et Semi-Arides du Kenya (ZASA). Dans le même temps, ACTED a établi un partenariat solide avec l’autorité nationale de gestion de la sécheresse, et a soutenu l’institution pour renforcer les systèmes d’alerte précoce des comtés. En outre, ACTED a continué d’intervenir dans les situations d’urgence dans les zones susmentionnées, en soutenant les ménages touchés par la sécheresse.
L’action proposée visera le comté de Baringo, situé dans la région occidentale du Kenya. Il est caractérisé par des sécheresses fréquentes et des niveaux élevés de pauvreté et d’insécurité alimentaire, l’indicateur de sous-nutrition est un des plus importants du pays. Dans ce contexte, le principal objectif d’ACTED sera d’aider les communautés à s’attaquer à certaines des principales causes sous-jacentes de la malnutrition dans la région, notamment les mauvaises pratiques d’hygiène et le manque d’accès à l’eau potable. Cette intervention vise à fournir un soutien global «WASH» aux populations locales à travers la réhabilitation d’un forage stratégique. Dans le comté de Samburu, ACTED met actuellement en œuvre une intervention «WASH» similaire financée par le Bureau de l’aide américaine aux catastrophes, qui a déjà donné d’excellents résultats.

Présentation du projet

La problématique énergétique

Les principales sources d’eau dans les ZASA sont les forages, les puits peu profonds et les bassins de terre (utilisés pour la récolte des eaux de ruissellement). Cependant, en raison des périodes de sécheresse fréquentes, toutes les sources d’eau de surface (bassins) sont sèches la plus grande partie de l’année et le rendement des puits en état de fonctionnement diminue drastiquement. De plus, les points d’eau de surface font très souvent l’objet de contamination et lorsque l’eau n’est pas traitée engendrent la propagation de maladies hydriques avec des risques pandémiques. Dans la zone du projet cible, la principale source d’eau est donc l’eau souterraine : le forage représente un approvisionnement en eau durable car il n’est pas affecté par les conditions météorologiques défavorables telles que la sécheresse ou les menaces externes telles que la contamination de l’eau.
En ce qui concerne les sources d’énergie, dans la zone cible, l’utilisation de combustibles fossiles comme le diesel pour le groupe électrogène est coûteuse. La source de diesel la plus proche du site est à 87 kilomètres, cette distance empêche les membres de la communauté d’aller se ravitailler en carburant.

Les solutions retenues

À la lumière des éléments mentionnés ci-dessus, l’énergie solaire apparaît comme une source d’énergie appropriée, fiable et durable pour permettre aux communautés d’avoir accès à de l’eau potable sur le long terme. Ce choix est renforcé par l’irrégularité et/ou l’indisponibilité du réseau électrique national dans le comté de Baringo. L’installation du système de pompage solaire permettra également de faire des économies importantes, car les coûts d’exploitation et de maintenance du système sont faibles par rapport à sa longévité prouvée sur le long terme.
Avant la réhabilitation du puits existant et afin de garantir la rentabilité de l’intervention proposée, des tests de qualité de l’eau ont été effectués par la Water Resources Authority, et l’analyse biochimique a confirmé que l’eau est adaptée à un usage domestique. Le forage a un bon rendement de 12 m3 / h, ce qui permet la construction d’un aqueduc de 300 m pour alimenter l’école locale. L’approvisionnement en eau sera utilisé à des fins multiples, comme la boisson, le nettoyage, le lavage et l’abreuvement du bétail.
Le projet prévoit également la mise en place d’un réservoir d’une capacité de 10 000 litres afin de pouvoir fournir 20 L d’eau par personne et par jour. La fosse d’infiltration du kiosque à eau sera améliorée pour éviter toute stagnation de l’eau, et atténuer le risque de maladies hydriques telles que le paludisme.
Après l’achèvement des travaux de réhabilitation, le comité de gestion de l’eau communautaire sera formé pour gérer la source d’eau, superviser l’utilisation correcte de l’infrastructure, ainsi que son bon entretien.