Philippines - Électrification solaire de 8 écoles dans des communautés rurales et isolées

Description : Électrification solaire de 8 écoles dans des communautés rurales et isolées
  • Localisation : Philippines
  • ONG partenaire : Stiftung Solarenergie
  • Dates : 2018 -2019
  • Statut du projet : En cours
  • Engagement financier: 40 000 €
  • Projet sélectionné
  • Étude de faisabilité
  • Installation
  • Monitoring
  • Étude d'impact

Présentation de l’ONG

La Fondation Stiftung Solarenergie

Depuis 2004, la Fondation allemande Stiftung Solarenergie (StS), oeuvre pour la réduction de la pauvreté et la création d’emplois grâce à l’accès à l’énergie dans des zones hors réseau en Afrique et en Asie (Éthiopie, Kenya et Les Philippines). Les pays d’opérations supplémentaires sont l’Ouganda et le Cambodge.
Depuis 13 ans, StS fournit de l’électricité aux centres de santé, de la lumière pour l’éducation et renforce les écosystèmes solaires locaux en soutenant les PME locales.
Aux Philippines, StS est représentée par la Fondation pour l’électrification rurale et le développement économique (FREED). Fidèle à la mission de StS, FREED se concentre sur l’autonomisation des villages ruraux marginalisés et isolés par l’accès à des solutions solaires durables. Pour promouvoir et faciliter la croissance et le développement dans les communautés, les initiatives de StS Philippines sont axées sur :
– Le renforcement de l’éducation, l’autonomisation des communautés, le développement de l’accès aux soins et la capacité de répondre à l’urgence (notamment après des catastrophes naturelles).

Le contexte du projet

Les Philippines sont un pays archipélagique de l’Asie du Sud-Est, avec une histoire riche, une multitude de ressources naturelles et une population ethnographiquement diverse. Il est composé de plus de 7 100 îles et abrite 103,3 millions de personnes, dont 110 groupes ethnolinguistiques (données StS 2017).
La nature archipélagique des Philippines, combinée à sa topographie montagneuse, à la faiblesse du secteur public et aux conflits régionaux en cours, sont les principaux facteurs qui entravent la prestation de services sociaux de base – accès à une éducation de qualité et à l’électricité – dans une grande partie du pays.
De plus, les Philippines sont situées dans la zone côtière du Pacifique. Cela expose le pays à un risque élevé de typhons violents et fréquents (environ 20 par an), d’inondations et de tremblements de terre. Ces aléas naturels et ces calamités élargissent encore l’écart d’accès aux services sociaux de base pour 1 à 4 millions de personnes environ qui sont déplacées chaque année.
Selon l’Administration nationale de l’électrification et les estimations de la Fondation, il y a environ 15 millions de Philippins qui vivent dans des zones totalement non électrifiées. Ces données n’incluent pas les millions d’autres qui ont un approvisionnement en électricité très limité (approvisionnement en électricité de seulement 3 heures par jour), ou les zones qui connaissent de fréquentes interruptions de courant pendant la saison des pluies.
Depuis 2014, afin de maximiser les ressources et l’impact, les opérations de StS et de FREED se sont concentrées principalement sur les zones géographiques où il existe une forte densité de la population, en dessous du seuil de pauvreté, et où l’accès au réseau électrique est limité ou inexistant.

Présentation du projet

La problématique énergétique

Selon le Département de l’éducation des Philippines, il y a environ 8 000 écoles sans accès à l’électricité. Leurs données de 2014 montrent qu’il y a un total de 1 435 écoles non électrifiées à Palawan et dans les Visayas Orientales. Ces écoles accueillent environ 200 000 élèves, avec l’aide d’environ 4 000 enseignants.
La plupart de ces écoles sont situées dans des communautés rurales isolées et marginalisées. Les enseignants voyagent pendant des heures à travers des moyens différents et variés de transport motorisés et non motorisés, y compris le trekking et les traversées de rivières, pour atteindre les écoles. Les enseignants vivent dans l’école ou la communauté pendant la plupart des jours de la semaine (pour certains pendant plusieurs mois), car la navette quotidienne vers la ville proprement dite est pratiquement impossible. Pour les enseignants des communautés non électrifiées, les tâches liées à l’enseignement et les corvées ménagères sont très difficiles à accomplir dès que le soleil se couche. La faible lumière des lampes de poche, de leurs téléphones portables et des lanternes au kérosène sont leur seule source de lumière. Les tâches doivent être accomplies avant 17h ou 18h. Ces tâches vont de la vérification des travaux des élèves, à la préparation des plans de cours et des rapports requis par le Ministère, la préparation des activités et des événements scolaires, la cuisine, la vaisselle et les lessives. Pour eux et pour la communauté, tout est à l’arrêt juste après le dîner.
La conduite des cours est également grandement affectée par le manque de lumière. Pour la plupart de ces zones, les salles de classe sont particulièrement sombres pendant les jours de pluie. Les enseignants doivent mettre fin aux cours dès 14 heures, car les enseignants et les élèves ont du mal à lire et à écrire. Le manque d’électricité empêche également l’utilisation d’outils pédagogiques, tels que haut-parleur, matériel audiovisuel et ordinateurs.

Les solutions retenues

Dans les écoles ciblées par StS, les enseignants vivent dans de petits chalets construits ou fournis par la communauté. Ces chalets ont généralement une cuisine et une salle à manger (qui sert parfois de zone de travail), 1-2 chambres à coucher, et (potentiellement) un salon en plein air (zone de travail et de réception des visiteurs).
Les salles de classe permettent le déroulement des cours, l’organisation des réunions avec les parents, l’accueil des visiteurs et servent même de sites d’évacuation en cas d’urgence. Le but est de les faire fonctionner de 08h00 à 16h00, avec des extensions possibles jusqu’à 22h00 (pour préparer les activités et les événements requis par le département de l’éducation ou la communauté).
Pour ce faire, il est prévu de mettre en place une installation solaire pour subvenir aux besoins d’éclairage et de recharges basiques des écoles : Le « OV Camp System ». C’est un système photovoltaïque modulaire prêt à l’emploi («Plug and Play») avec suffisamment de flexibilité pour assurer un éclairage et un accès à l’électricité pour chacune des écoles, en fonction de leur utilisation. Le système comprend les éléments suivants :

– Un panneau solaire 55W
– Une batterie 12Ah – 12.8V
– Un « hub » énergétique (capacité de recharger les téléphones portables, les batteries externes, les tablettes, les haut-parleurs portables, les appareils photo numériques..)

– Éclairage (pour les dortoirs) 2 pcs 200 lumens (2w LED), 2 pcs 400 lumens (4w LED)
– Éclairage (pour les salles de classe) 2 pcs 1000 lumens (lampe à LED 10w)