Haïti - Électrification solaire de 15 écoles dans le cadre du projet COntribuer à la MOdernisation du Système Educatif Haïtien (COMOSEH)

Description : Électrification solaire de 15 écoles dans le cadre du projet COntribuer à la MOdernisation du Système Educatif Haïtien (COMOSEH)
  • Localisation : Haïti
  • ONG partenaire : Groupement des Educateurs sans Frontières
  • Dates : 2019 - 2020
  • Statut du projet : En cours
  • Engagement financier: 45 000 €
  • Projet sélectionné
  • Étude de faisabilité
  • Installation
  • Monitoring
  • Étude d'impact

Présentation de l’ONG

Groupement des Educateurs sans Frontières (GREF)

Crée en 1990 le GREF rassemble des bénévoles issus des métiers de l’éducation, de la formation continue, de l’animation, du travail social et de l’économie. Constitué dans un esprit de solidarité et d’échange, le GREF propose sa contribution dans des projets éducatifs qui visent, dans un esprit de laïcité, à :
– favoriser l’apprentissage concret de la démocratie
– promouvoir une éducation pour un meilleur développement des potentiels individuels
– développer l’entrepreneuriat
– encourager le libre réinvestissement des savoirs acquis au service de la collectivité.

Dans le cadre du programme «COntribution à la MOdernisation du Système Educatif Haïtien» (COMOSEH) le GREF est le chef de file d’un consortium d’organisations françaises et haïtiennes qui se sont réunies par volonté de construire ensemble des actions «pour favoriser les conditions d’accès à l’éducation pour tous… dans le respect des politiques nationales et locales avec la contribution de haïtiens».
Pour ce faire, une convention générale regroupant les partenaires français (le Collectif Haïti de France, Haïti Futur et le GREF) ainsi que les organisations haïtiennes ( GRAHN et REFERANS) a été conclue. Le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle haïtien est également partie prenante du projet.

Le contexte du projet

En 2016, selon le rapport établi par le Programme des Nations Unies Pour le Développement (PNUD) l’Indice de Développement Humain (IDH) d’Haïti le positionnait au 163ème rang sur 188 pays. C’est l’un des pays les plus pauvres du monde, constat encore aggravé par les catastrophes naturelles (séisme, ouragans) et par une défaillance de la gouvernance de l’État.
Le projet répond aux besoins de la plupart des écoles du pays qui ne reçoivent pas ou très peu d’aides du ministère et sont souvent soutenues par des associations étrangères. On observe :
– des locaux inadaptés;
– très peu d’enseignants formés;
– un faible accès à l’électricité, à l’eau potable et aux toilettes;
– la mise en place de cantines insuffisante faute de moyens.
Sur un parc scolaire total de 18500 écoles pour 3 millions d’élèves une école sur 3 ne dispose d’aucune commodité hygiénique. Quand elles existent les latrines sont très mal entretenues et communes aux filles et aux garçons, aux enseignants et aux élèves, aux petits et aux grands ; 77% des écoles publiques n’ont pas d’électricité (90% en milieu rural) (Données GREF).

Présentation du projet

La problématique énergétique

Alors que 37% de la population haïtienne a accès à l’électricité, 92% de la production se fait à partir des sources en pétrole, gaz et charbon (Données Banque Mondiale). Lorsque les installations existent les coupures de courant sont nombreuses et les habitants ne disposent que de 2 à 3H d’électricité par jour en moyenne. Les générateurs individuels coûteux compensent partiellement ces lacunes.

Electricité d’Haïti (EDH), plus grande entreprise d’Etat qui détient constitutionnellement le monopole de commercialisation affiche des déficits chroniques désastreux pour l’entretien et l’expansion nécessaire des réseaux. Les factures ne sont pas payées par les utilisateurs. L’Etat doit subventionner EDH à hauteur de US$ 200 millions chaque année. Dans l’état actuel toute hausse de la production de mégawatts ne fait que creuser le déficit d’EDH (Données ONG).

Les solutions retenues

Les écoles ont établi un diagnostic précis de la réalité de leur fonctionnement et défini un plan d’amélioration en indiquant leurs priorités selon les thèmes suivants : eau et assainissement, électrification et Tableau Numérique Interactif (TNI), cantines et jardins scolaires, formations courtes ou longues des maîtres et directeurs. 15 écoles ont choisi en priorité d’être électrifiées et de bénéficier de TNI qui seront financés par le projet COMOSEH.

Ce projet est également soutenu par un ambitieux programme d’éducation numérique (appelé PRIMTICE), qui opère depuis 2010, visant à améliorer la qualité de l’éducation en installant 500 TNI dans les écoles publiques du pays. Ce programme est mené en partenariat avec Haïti Futur et le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle haïtien. Il permet à COMOSEH de bénéficier de l’intervention de ses équipes de terrain et des compétences des entreprises sélectionnées (GRETCO, GENINOV, ENISET, ENERSA, ELMECEN) pour installer les TNI des 15 écoles.

Chaque école définit le dimensionnement de ses besoins : nombre de salles à éclairer, ordinateurs et salle informatique, TNI, temps d’utilisation, parfois pompe pour l’adduction d’eau. Dans certains cas un aménagement d’un terrain voisin avec tables et lampadaires est prévu pour faciliter la pratique des devoirs et des leçons le soir favorisant ainsi la réussite et l’investissement scolaire des élèves.
Concernant l’électrification et l’installation des TNI, l’entreprise en charge de l’installation formera un agent technique sur place afin d’assurer de manière autonome la maintenance courante.