Libéria - Distribution de lampes solaires et création de deux stations de recharge collective dans un village enclave

Description : Distribution de lampes solaires et création de deux stations de recharge collective dans un village enclave
  • Localisation : Libéria
  • ONG partenaire : Kedo Liberia
  • Dates : 2019
  • Statut du projet : En cours
  • Engagement financier: 6 225 €
  • Projet sélectionné
  • Étude de faisabilité
  • Installation
  • Monitoring
  • Étude d'impact

Présentation de l’association et du contexte

Kedo Libéria

L’association Kedo Liberia a été créée à l’initiative des libériens, membres de la diaspora de ce village et des villages alentours. Elle a pour but de développer des projets de développement durable – sur les plans éducatif, social, sanitaire, économique et culturel.

Le contexte du projet

Le Libéria reste reste aujourd’hui l’un des 15 pays les plus pauvres du monde. En 2015, le Libéria était classé 177ème sur 188 pays selon l’Indice de Développement Humain (Données PNUD 2016). Les 14 années de guerre civile (1989-2003) ont anéanti les capacités productives du Libéria et une part importante du capital humain : 5% de la population tuée (270 000 morts), 2,5 millions de déplacés, 75% des infrastructures scolaires et 95% des équipements de santé détruits. Victime lui-aussi de représailles durant la guerre civile, le village de Kpalo-Bli fut totalement brûlé, 24 habitants dont le chef du village y perdirent la vie (Données ONG).
Le village est situé à 320 km de Monrovia, la capitale, enclavé dans la fôret et «encerclé» par les affluents du fleuve Sinoe. Les conditions de vie sont extrêmement sommaires : le village ne dispose ni de l’électricité (excepté une alimentation épisodique via un groupe électrogène), ni de l’eau courante. En matière de santé, le village ne possède pas de dispensaire.

Présentation du projet

La problématique énergétique

En 2016 le Libéria avait un taux d’électrification de 19.8% (Données Banque Mondiale 2018). La guerre civile a détruit les infrastructures du pays et laissé la capitale, sans alimentation électrique stable depuis cette période. L’état des lieux est logiquement encore plus désastreux dans les autres provinces.
Le village compte 25 maisons, un bâtiment de réunion et une école. Jusqu’ici les habitants de Kpalo-bli s’éclairent grâce à des lampes à piles. Le soir venu les activités cessent rapidement, et notamment la réalisation des devoirs des enfants.
Les besoins énergétiques domestiques des habitants de Kpalo-bli sont estimés à 5 heures d’éclairage quotidien. Certains habitants ont également besoin de recharger leur téléphone portable.

Les solutions retenues

Conçu et fabriqué par l’entreprise LAGAZEL au Burkina Faso, le dispositif comprend : deux stations de charge collectives qui permettent la recharge simultanée de 50 lampes solaires Kalo3000 (distribuation de 2 lampes par habitation), disposant d’un port USB pour le rechargement d’un téléphone.
L’objectif du projet est de permettre aux habitants de commencer à s’approprier cette technologie solaire à partir d’un premier système, «relativement» simple d’entretien. Il constitue une première étape vers une fourniture plus large du village. A l’avenir, l’école achevée en 2014 pourrait ainsi être équipée d’un système de production électrique solaire plus conséquent pour fournir l’éclairage mais aussi alimenter des suports pédagogiques (ordinateurs, vidéo-projecteurs…).